Les pratiques de l'écoleL’école de Kung Fu Shaolin Vu Ba est une école traditionnelle qui à ce titre, regroupe différentes pratiques.
Le Kung Fu traditionnelLe Kung Fu traditionnel Le style Vu Ba est issu des boxes sino-vietnamiennes, descendant de la branche Han Bai de Shaolin. Il est aujourd'hui une synthèse des enseignements que Maître Huynh a reçu des ses trois maîtres. Au cours de la première année, les débutants apprennent les techniques de bases. Positions, déplacements, frappes pieds/points et rudiments du combat sont enseignés progressivement. La transmission de ces techniques suit généralement l'évolution de chacun. A partir de la deuxième année de pratique, les élèves, devenus disciples de l'école, commencent à apprendre les taos spécifiques à l’école. Cette transmission dure pendant de nombreuses années. Taos traditionnels à mains nues, taos d’armes et taos de forme (singe, homme ivre…) ne sont qu'un pan de la voie traditionnelle que chaque disciple explorera avec sa propre compréhension, guidé par les instructeurs de l'école. Les techniques supérieures de combat traditionnel, qui sont souvent les applications approfondies des taos, sont enseignées en parallèle.
Le combatLe combat Ces trois formes de combat autorisent les frappes pieds – poings, mais diffèrent par la hauteur des coups portés, l’emploi des projections et la puissance de frappe.
En sanshou, les combattants sont autorisés à frapper aux poings uniquement au niveau du torse et aux pieds dans la zone allant de la cuisse à la tête. Les coups à l'arrière de la tête, dans le dos et aux articulations sont interdits. En compétition, les combats se gagnent aux points ou par k.o. Cette forme de combat est dite "dure" de par la recherche du k.o et par conséquent de frappes à pleine puissance.
En sanda, les règles sont identiques à celles du sanshou mais les niveaux de frappes diffèrenet. Les combattants sont autorisés à frapper aux poings de la ceinture au visage et à pratiquer les projections à une ou deux mains, en plus des frappes de pieds allant du dessus du genou à la tête. Cette forme de combat demande un travail accru dans la mesure où elle fait intervenir la possibilité de projections, donc un risque de contact avec le sol. Cette forme de combat est la seconde étant considérée comme "dure" dans le réglement de la fédération - frappes à pleine puissance et recherche du k.o.
En qinda, les règles appliquées sont celles du sanda. Cependant, cette forme diffèrent par le niveau de puissance des frappes appliquées. La recherche du k.o y est totalement proscrite. Les frappes ne doivent en aucun cas être appuyées. Cette forme s'apparente à une forme de combat souple, dans laquelle le pratiquant doit démontrer ses capacités techniques et de contrôle. Elle est la seule forme dite "souple". Au sein de l'école, ces trois formes de combat sont travaillées. Suivant leur niveau, les élèves sont sollicités pour participer aux compétitions régionales ou nationales. Cependant, la compétition ne représente pas le but de cet enseignement. Il est un moyen d'approfondir les techniques traditionnelles et de tendre vers une compréhension accrue du Kung Fu pratiqué.
Danse de la licorneDanse de la licorne La danse de la licorne ou danse du lion est d’origine chinoise. En vietnamien, elle se dit Mùa Lân. Selon la tradition asiatique, la danse de la licorne n'est pratiquée qu'au sein des écoles d’arts martiaux et n'est effectuée que par les disciples les plus avancés. Elle requiert en effet de bonnes bases techniques, une certaine aisance et précision dans la gestuelle et demande un lourd effort physique. Cependant, l'école Shaolin Vu Ba de Strasbourg propose à l'ensemble de ses pratiquants, débutants ou anciens, enfants et adultes, d'apprendre cette discipline dans la mesure où nous considérons qu'elle est importante pour le développement des bases traditionnelles du pratiquant. Le suivi de ces cours n'en est pas pour autant obligatoire. La danse de la licorne est une danse rituelle importante dans la tradition sino-vietnamienne. Elle intervient essentiellement lors des célébrations du nouvel an (fête du Têt en vietnamien) ou lors d’évènements de grande importance (inauguration de restaurant, mariage, naissance...). La licorne est un animal légendaire issu de la mythologie asiatique. Appelé lion en Chine et licorne au Vietnam, cet animal apporte bonheur, fortune et prospérité à la population et aux établissements qui font appel aux danseurs. La licorne, par sa danse, chasse les esprits malins qui ont pu sévir tout au long de l’année écoulée. Au son du tambour, du gong et des cymbales, la licorne déambule, danse, dors et mange. On assiste en général à son réveil, ses jeux, sa sieste et son repas, puis à sa danse finale pleine d'énergie et son retrait, laissant derrière elle dans la demeure visitée, des promesses de chance et de fortune. La licorne est souvent accompagnée du Génie de la Terre qui joue avec elle et la guide à travers la foule venue assistée au spectacle. C'est lui également qui la mène à l’entrée des magasins et restaurants ayant accrochés une laitue sur le seuil de leur porte, espérant ainsi attirer l’attention et les faveurs de la licorne gourmande.
Danse du dragonDanse du dragon La danse du dragon fait également partie de la tradition du nouvel an et peut aussi être jouée lors des grands évènements jalonnant la vie que ce soit d'un individu ou d'un groupe de personnes. Elle est généralement effectuée par 9 à 12 disciples qui dessinent des arabesques aériennes avec un long dragon de tissu et papier maché aux couleurs éclatantes, suivant ou non la balle d’or qui représente le tao.
Tout comme dans la danse de licorne, le dragon est accompagnée dasn sa danse par la musique du tambour, du gong et des cymbales. Tout aussi important que la licorne pour la célébration de la nouvelle année, le dragon représente la sagesse, la noblesse, la bravoure et la chance. |
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